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Comprendre les Fréquences Audio qui Créent des Larsens

  • Photo du rédacteur: Damien Mixrec
    Damien Mixrec
  • 31 juil. 2025
  • 2 min de lecture

Mais pourquoi le larsen apparaît-il, et surtout, quelles sont les fréquences audio qui en sont responsables ? C’est ce que nous allons explorer dans cet article.


Qu’est-ce qu’un larsen ?


Un larsen (ou feedback en anglais) survient lorsqu’un micro capte le son provenant d’un haut-parleur qui diffuse lui-même le son de ce micro. Ce cercle vicieux provoque une boucle de rétroaction qui amplifie certaines fréquences jusqu’à atteindre un point de saturation : le fameux sifflement aigu ou grondement sourd.


Les fréquences responsables des larsens

Les larsens peuvent se produire à n’importe quelle fréquence, mais certaines plages sont plus sensibles que d’autres :


  • Aigus (2 kHz à 8 kHz) : Ce sont les larsens les plus perçants. Très courants, notamment sur les micros chant mal orientés ou avec des retours de scène trop puissants.

  • Mediums (400 Hz à 2 kHz) : Plus sourds, mais tout aussi gênants. Ce sont souvent les fréquences dominantes dans la voix, donc sensibles aux boucles.

  • Graves (en dessous de 400 Hz) : Plus rares, mais possibles, notamment dans des environnements très résonants ou avec des subwoofers mal gérés.


Chaque système audio a ses propres pics de résonance, ce qui explique pourquoi un larsen se produit souvent toujours à la même fréquence sur une scène donnée.


 Pourquoi ces fréquences ?

  • Chaque pièce ou scène a ses résonances naturelles.

  • Certains micros ont des pics de sensibilité à des fréquences précises.

  • Les haut-parleurs diffusent plus ou moins fort selon les fréquences.

  • Et l’emplacement physique des micros par rapport aux enceintes joue un rôle majeur.


Un système mal réglé ou un micro mal placé va donc amplifier certaines fréquences plus rapidement, menant au larsen.


Comment repérer et corriger les fréquences de larsen ?

Voici quelques techniques simples et efficaces :


1. Écoute active

En concert ou en répétition, identifiez les fréquences dominantes du larsen par l’oreille. Cela demande de l’expérience, mais c’est très formateur.


2. Analyseur de spectre

Utilisez un analyseur en temps réel (RTA) pour visualiser la fréquence qui monte en flèche au moment du larsen.


3. Égaliseur paramétrique

Une fois la fréquence identifiée (ex. : 3.2 kHz), utilisez un EQ paramétrique pour l’atténuer légèrement (narrow Q) sans dénaturer le son global.


4. Antilarsen automatique

Certaines consoles numériques ou processeurs disposent d’un système d’auto-anti-feedback qui coupe automatiquement les pics problématiques.


Prévention :

les bonnes pratiques

  • Orientez les micros à l’opposé des enceintes.

  • Évitez les volumes excessifs dans les retours de scène.

  • Utilisez des micros directionnels pour minimiser la captation indésirable.

  • Réglez votre système avec un EQ graphique en amont de l’événement.

  • Faites un soundcheck rigoureux, surtout si vous travaillez dans une salle inconnue.


Conclusion

Le larsen n’est pas une fatalité. En comprenant quelles fréquences sont les plus sensibles et en sachant comment les identifier et les corriger, vous pouvez considérablement améliorer la qualité sonore de vos prestations. L’expérience et une bonne oreille feront la différence !


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