Auto-entrepreneur en studio mixage et mastering
- Damien Mixrec

- 29 sept. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 mai
toutes les charges à prendre en compte
Beaucoup de personnes pensent qu’un auto-entrepreneur ne paie que l’URSSAF et l’impôt sur le revenu. C’est vrai que ce sont les premières charges qui viennent en tête.
Mais la réalité est tout autre : quand on tient un studio de mixage, mastering et enregistrement, les frais sont bien plus larges, et il est essentiel de les comprendre pour fixer ses tarifs correctement.
1. Les cotisations sociales et les impôts
URSSAF : c’est la part sociale que vous reversez sur votre chiffre d’affaires. Dans le domaine des prestations de services, le taux est d’environ 21,1 % (peut évoluer).
Impôt sur le revenu : soit via le prélèvement libératoire (si vous y êtes éligible), soit via la déclaration annuelle.
Beaucoup s’arrêtent à ces deux charges. Pourtant, ce ne sont que la partie visible de l’iceberg.
2. Les abonnements et outils indispensables
Un ingénieur du son ou producteur ne peut pas travailler sans son matériel numérique :
Plugins audio et logiciels (DAW, instruments virtuels, traitements sonores) : souvent en abonnements mensuels ou annuels.
Stockage cloud ou serveurs pour envoyer et sauvegarder les projets.
Abonnement internet : essentiel pour communiquer avec les clients et échanger des fichiers lourds.
Forfait téléphonique : appels, SMS, datas pour rester joignable et gérer la relation client.
3. Les assurances et la protection
Même si l’activité se fait à domicile :
Assurance professionnelle (responsabilité civile, protection du matériel).
Mutuelle et prévoyance (facultatives mais fortement recommandées).
4. Le local et les charges de fonctionnement
Beaucoup travaillent depuis une pièce de leur maison, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de frais :
Loyer ou crédit immobilier : une partie peut être comptabilisée si l’activité est exercée chez soi, car la pièce à un prix par rapport à sa taille.
Électricité : un studio consomme beaucoup (ordinateur, interfaces, enceintes, périphériques).
Matériel de bureau : chaises, bureaux, câbles, supports…
5. L’investissement matériel
Même si ce n’est pas tous les mois, il faut anticiper :
Microphones, préamplis, casques, enceintes de monitoring, interfaces audio.
Maintenance et remplacement (un disque dur qui lâche, un câble qui casse, un casque à changer…).
6. Pourquoi tout cela doit se retrouver dans vos tarifs
Quand un client vous dit : « Mais vous payez juste l’URSSAF et vos impôts, non ? » la réponse est claire : non, tout compte.
Chaque abonnement, chaque facture, chaque charge vient impacter vos revenus réels.
Si vous facturez une prestation 100 €, vous n’avez pas 100 € dans votre poche. Entre cotisations, impôts et frais fixes, votre revenu net peut vite être réduit de moitié (voire plus). C'est pour cela que dans la moyenne un mixage coûte 300€, 1000, 5000….
7. Comprendre pour mieux valoriser son travail
Fixer un tarif, ce n’est pas sortir un chiffre « au hasard ». C’est calculer :
le temps de travail,
les charges fixes et variables,
et la rémunération que vous souhaitez réellement percevoir.
Plus vous avez une vision claire de vos dépenses, plus vos tarifs seront justes pour vous, et pour vos clients qui comprennent que vous ne vendez pas seulement du
« temps », mais aussi tout un environnement technique et professionnel.
En résumé :
l’URSSAF et les impôts ne sont qu’une petite partie de l’équation. Les abonnements, le matériel, les assurances, le logement, l’électricité et tous les frais du quotidien doivent être intégrés dans vos calculs. C’est la seule manière de construire une activité pérenne et rentable.



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